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Balade Nocturne #14 - Possession

Hortense, 20 ans, étudiante aux Beaux-Arts.

Avril n’aura pas échappé au rituel mensuel, j’ai ma place pour Possession. J’y vais avec mes acolytes : 92, 77, y’a même des gens du 21.  Comme pour la Possession de mars, je me retrouve dans un before à Asnières où je ne connais pas grand monde. Je sympathise, je chine, et petit à petit je m’immisce dans la bourgeoisie des Hauts de Seine. On essaye de rameuter du monde pour la soirée mais sans grand succès, alors j’enfile ma banane, mes lunettes de soleil, mon appareil photo, et nous voilà partis.

On arrive devant l’immense hangar, super excités et prêts à danser jusque 12h. Je me sépare tout de suite de mon groupe et pars en éclaireuse, flash monté sur l’appareil pour une nouvelle série photo.

Je commence doucement avec des photographies de scène : les jeux de lumières rouges sont impressionnants, la salle est immense, et j’arrive à avancer et shooter les groupes qui me le demandent sans trop de mal. Merci Vélizyyyy.

Comme d’habitude aux Possessions, les gens sont super cool. Je reconnais quelques personnes que j’avais déjà photographiées auparavant, on discute, on échange nos numéros. Toujours bienveillants, je parle Beaux-Arts sous le set de I Hate Models (qui envoie du très lourd) avec les ravers, qui veulent participer à mes projets, et certains travailler avec moi.

Plein de rencontres qui ne prouvent qu’une chose : Possession, c’est toujours ce que c’était, une grande famille. Je passe derrière la scène, je shoote le DJ, puis je pose mon appareil photo pour profiter à fond de la soirée et du son.

Thomas P. Heckmann en live, Dax J, et le grand Airod pour la fin. Mais regrets et désespoir : je n’ai pas fini la soirée à 12h, comme tout bon raver qui se respecte. Je suis partie à 8h. Pourquoi, me direz-vous ? Parce que j’étais conviée au baptême de mes deux petits cousins. Ironie de l’histoire ? J’étais la seule de ma famille invitée. Pendant que mes parents et ma soeur dormaient dans leur lit, je me suis retrouvée dans une église au fin fond de Montrouge, sentant la cigarette et le poppers à plein nez, sous les yeux accusateurs de la famille de mes cousins que je rencontrais. Bien sûr, j’étais chargée de photographier les petits.

L’enchainement techno/baptême était vraiment audacieux.

Mais bon, à chacun son after.

Je vous recommanderais presque le mien, en tête à tête avec le prêtre, une expérience sociale à vivre au moins une fois. À refaire.