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Balade Nocturne #17 - Pulse Festival

JOUR 1

Un jeudi pluvieux à négocier une accréditation photo pour le Bruit de Fond. L’accord est donné, les mails sont envoyés, et « Hortense Raynaud » est enregistrée. Après un before tranquille à Montreuil, je prends ma fidèle voiture et emmène ma troupe au fond du 91. On arrive à 1h, et on pénètre dans le Grand Dôme. Je pose mes affaires dans les backstages et chope mon pass pour vagabonder à ma guise dans le festival.

Qu’est-ce que c’est beau la vie d’artiste !

Je me dirige directement à la scène 3 pour voir la grande Louisahhh, en B2B avec Maelstrom. Même si elle méritait franchement mieux que la timide estrade en plein air, l’américaine ne nous déçoit pas.

Je photographie la foule qui ne rend pas le travail facile : on avait tous choisi le confort au style, outfit full black pour tout le monde ; difficile de dénicher les énergumènes qui vibrent au rythme de l’acid balancée par Boston 168 !

Je fais une petite pause et décide de profiter de la soirée. J’étais tranquille jusqu’au moment où un festivalier me prend pour Amélie Lens. Evidemment, je joue le jeu. Il part chercher tous ses potes, et je croule sous les remerciements pour « tout ce que j’apporte à la techno ». Un grand moment, et une bonne demie heure qui m’a fait goûter à la fame, la vraie. (Amélie si tu vois ça, ne m’en veux pas, je t’aime tu es la seule et l’unique)

5h arrive, il est temps de reprendre l’appareil et de vivre mon premier set de TommyFourSeven en B2B avec Ancient Methods. Je monte sur la scène et shoote le duo qui envoie une techno peaufinée, qui soulève la foule sous le Grand Dôme.

Je pars voir AZF, et arrive trop tard pour la faire poser. Alors je prends deux trois portraits, et je flex avec mon groupe devant les caissons (acouphènes assurés, notre protégée fait le taf avec brio).

Je repars à la scène principale. J’ai la possibilité de faire poser le grand Tommy pour moi. Et pour ça on ne chipote pas, ça n’arrive pas tous les 4 du mois. Alors je tapote timidement son épaule, et avec surprise, il flex devant mon objectif. On se check, puis je repars, le sourire aux lèvres.

Crédit : alixdsbl

8h arrive, je récupère ma troupe et on retourne à la voiture. Gendarmerie au rond point, ça ne loupe pas, contrôle de stup. Vais-je faire ma première GAV ? Rien n’est moins sûr. Mais c’est une réussite pour hortenser.
ACAB certes mais pas tout le temps, ils étaient très cool.


JOUR 2

C’est avec 2h de sommeil à notre actif, le moral dans les chaussettes et la force d’une troupe octogénaire à l’article de la mort que nous repartons pour le Pulse. Je retrouve plein de potes, dont Virgile et Karim, des ravers rencontrés aux Possessions. Le come back de la grande famille.

Pour hausser le ton au set de Thomas P.Heckman, le duo mythique débarque sur la scène 1, j’ai nommé Anetha et Randomer ! Ils sont beaux, ils sont puissants, ils sont talentueux : le Grand Dôme est rempli, les pouls se calent sur les 140BPM que les DJ envoient. De vraies rockstars que je commence à photographier juste avant la fin de leur set.

Je n’arrive malheureusement pas à les attraper à temps pour les faire poser, mais Ben Klock me remonte le moral avec une techno qui monte crescendo. Les lumières, d’abord douces, finissent par marteler les rétines dilatées de la foule. Les genoux se plient et les bras virevoltent au rythme de Ben Klock.

C’est avec le coeur lourd, très lourd que j’abandonne Cleric. Terrassés par la fatigue, on fait nos adieux au Pulse à 5h du matin.

Une première édition qui marquera sans aucun doute les esprits. Beaucoup ont vécu un de leur meilleur festival, et même si certains ont vu plus grandiose, le Pulse reste une réussite indéniable.

550 photographies à trier et à éditer, les raves et festivals exterminent mon appareil et mon sommeil à petit feu. Mais avec le sourire aux lèvres. Je crois bien que ça y est, la techno m’a tué.

Crédit : alixdsbl

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