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Antoine, capitaine du navire « Bass 2 Bass »

Cela fait maintenant quatre ans que le collectif Bass 2 Bass organise régulièrement dans la capitale des événements pour les amateurs de bass music. Chaque soirée laisse derrière elle le souvenir d’un joyeux bordel plein d’amour et une furieuse envie d’y remettre les pieds. Nous sommes allés à la rencontre de la tête du groupe, Antoine, 22 ans, devant le Batofar, ou se tiennent actuellement les dates organisées par le collectif, dont la prochaine aura lieu le mercredi 29 novembre.

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Bass 2 Bass, ça a commencé comment ?

On est au Batofar depuis quatre ans maintenant. C’était Joris Avons qui tenait le collectif, mais il est parti en retraite le 16 août pour se consacrer à des projets personnels. Moi, ça fait quatre ans que je suis la. J’étais RP d’abord, puis j’ai commencé à mixer il y a deux ans, d’abord aux Caves Saint-Sabin, puis au petit Gibus café, qui est devenu l’Officine aujourd’hui. On a aussi fait des soirées au Social club, et on a vu passer de très bons artistes comme Pane mua, Funk4mation, Madskies, Insuspect, qui est d’ailleurs notre résident aujourd’hui. J’essaie de ramener des petits nouveaux, comme Blyst et Markys, avec on vient de monter un crew, .

Votre ligne artistique ?

Bass music dans son ensemble. Trap, dubstep, riddim, deathstep. Drum and bass aussi, mais un peu moins, parce qu’on ne peut pas jouer sur tout les tableaux, et aussi parcequ’il faut laisser de la place pour la concurrence, pour d’autres collectifs très bon dans le genre. On essaie vraiment de se projeter dubstep en géneral.

Et votre public ?

Je les adore, ils ont une putain d’énergie ! J’étais à leur place, je sais exactement ce que c’est. J’aime bien chouchouter, il y a toujours des histoires à droite, à gauche, mais ça fait partie du jeu, c’est un peu comme une grande famille finalement. Je leur souhaite que du bonheur et je les invite à continuer à venir au Bato, qui commence à devenir un vrai lieu de la Bass music pour le public parisien.

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Quelle est ta plus grande fierté dans ce que tu fais ?

Quand tu te retrouves à mixer devant un Bato en feu, plein à craquer, que tu vois ton ancien big boss qui te regarde, que tu partages tes platines, torse nu, et que c’est le bordel de A à Z. Ton heure passe tellement rapidement… Ça c’est vraiment des moments de fierté. Après, tu redescends de ta « petite heure de gloire », tu redeviens une personne lambda, mais c’est vachement fort.

Ta soirée la plus bordélique ?

Il y’en a beaucoup : Les deux ans de Bass 2 Bass, mais aussi celle du 16 août dernier, magnifique ! Celle qui m’a le plus marqué en tout cas, c’est la collaboration avec 193 records, au Batofar aussi. On avait une belle line-up, avec Pane mua, Extra terra, et un navire qui dégoulinait de monde.

Tu comptes produire un jour ?

Je compte bien, un jour, mais quand j’aurais plus de temps. Entre l’école, le travail, et Bass 2 Bass, c’est dur de trouver d’en trouver. Je fais une école de mix, UCPA école des DJ. Ça touche les domaines autour de la scène, mais c’est vraiment axé sur le rôle du DJ. À la fin de l’année, on doit présenter par groupe de trois un projet avec lumière, video et mix, sur un set imposé et un mix libre. C’est là ou je compte leur en mettre plein la tronche, mais c’est beaucoup de préparation.

Pour finir, un son du moment ?

Je l’attendais cette question! J’aime bien fouiller, il y a certains sons que je me garde en reserve. En ce moment, mon artiste, et j’insiste sur le mot artiste, c’est Pfista, qui fait de la deathstep vachement sympa.

N’hesitez donc pas à aller faire un petit tour à la prochaine Bass 2 Bass qui aura lieu le 29 novembre, et qui risque, encore une fois, de faire trembler les murs du petit bateau rouge…

L’évènement, c’est par ici

Rayane Malki

Rayane Malki

Éternel curieux, les études littéraires de Rayane l’ont poussé à développer sa plume et à élargir sa culture. Il co-fonde le projet avec Thomas, et gère le site et son design en plus de la rédaction des articles.