Crédit : J.S Leger

La Playlist - Daddy Cookiz

Entre dub, trap et musique électronique, Daddy Cookiz nous propose une musique mêlant de nombreux styles afin de créer le futur dub. Fort d’une première expérience en groupe avec Atomic Spliff, l’artiste, originaire de Liège en Belgique, se lance désormais en solo. Après un premier EP plus que réussi, Daddy Cookiz sortira son premier album le 12 mars.

Afin de découvrir ce personnage haut en couleurs, nous lui avons posé quelques questions et l’avons invité à nous concocter une playlist pour en savoir plus sur ses inspirations.

1 – Yo cookiz, tu vas bien ? Premièrement, peux-tu te présenter rapidement ?

Yo! Ca va très bien! Mieux que le temps, comme on dit chez nous en Wallifornie! Moi c’est Daddy Cookiz, je suis chanteur, beatmaker, producteur, artiste graphique, skateur, ami et père de famille ! Je me rend compte que cette phrase résume un peu ma vie actuelle, c’est pas mal!

J’ai commencé la musique par le beatbox, j’en faisais à l’école primaire, vers mes 10 ans..j’ai enregistré quelques cassettes audio avec mon recorder fisherprice..je suis vraiment dégouté de ne pas retrouver ces cassettes d’ailleurs! J’ai du les effacer en me faisant des mixtape à l’adolescence. J’ai commencé à chanter, ou plutôt rapper, vers mes 14 ans. Au début c’était plus des freestyles, des impros avec les potes puis ça s’est concrétisé et j’ai commencé à écrire. A mes 18 ans je me suis acheté un portable et j’ai installé ableton (un logiciel de production musicale)…depuis je n’ai jamais arrêté de composer de la musique. Aujourd’hui je travaille plutôt avec des machines…Je suis un peu un geek.

2- Avant de te lancer en solo tu formais le groupe Atomic Spliff avec Stoneman, qu’est-ce qui t’a amené à poursuivre ta carrière tout seul ?

J’avais envie de m’épanouir plus musicalement, d’être libre, de faire ce que je veux. Je suis plutôt fonceur de nature et j’ai ressenti le besoin de m’exprimer d’une manière plus personnelle et je suis très heureux d’avoir fais ce choix. Travailler en groupe c’est une force évidemment mais ça demande des compromis. Seul je peux présenter un univers plus entier, en images, visuels, ligne graphique, style vestimentaire, sonorités, textes, etc… Je dis seul mais en vérité je suis bien entouré. Ca n’est pas vraiment un projet solo. Je bosse en studio et sur scène avec B.R.C. puis je travaille avec un VJ qui s’appelle Baxter Lewis. Pour les images et les vidéos je bosse avec les gars de Dreamers..ça cartonne!

3- Ton EP Black mountain #1 est sorti en mars dernier et t’a permis de faire plusieurs festivals, notamment de jouer à Dour. Ça fait quoi de jouer sur une telle scène ?

C’est très valorisant pour un artiste de s’exprimer sur une scène d’un festival tel que Dour. Puis pour un artiste belge c’est un passage obligé!

4- Tu as l’air d’être quelqu’un qui ne bosse qu’avec ses potes, je pense notamment à Dreamers Visuals qui réalise tous tes clips ou à B.R.C qui produit certaines de tes tracks. Est-ce que c’est important pour toi de ne t’entourer que de personnes proches pour avancer?

En effet, j’ai vraiment de la chance d’être aussi bien entourré. Pour ce qui est de la production et de la scène, B.R.C. apporte énormément. C’est un très bon musicien et il produit également ses musiques. Il est très doué. Puis en effet, je bosse avec J.S. Léger et Bernard Jaegers des Dreamers Visuals. Ils sont photographe et vidéastes. Ils font un travail de fou et ils ont tout de suite capté mon univers graphique et ont su s’en imprégner. Notre point commun à tous c’est qu’on est des gros bosseurs et des passionnés..en plus d’être amis. J’ai aussi pas mal d’aide de Camille, ma compagne, qui me soutien pour la com..c’est très précieux.Et puis il y a Haroun aka Baxter Lewis, un designer avec lequel je travaille sur du mapping. Il permet de colorer les concerts et de plonger les gens dans notre univers artistique grâce à des projections sur des structures géométriques en fond de scène. C’est vraiment top!

6 – On va passer à la partie playlist, quel est ton premier souvenir musical ?

Ma première cassette c’était l’album Prose Combat de Mc Solaar. J’ai vraiment adoré, j’ai du la recevoir de mon oncle en 1994 environ. Mon morceau préféré c’était Nouveau Western. Puis mon premier CD c’était Homework de Daft Punk en 1997. Après ca je n’ai acheté que du rap jusqu’en 2000! Après j’ai ouvert mon univers musical.

7 – Le son qui te motive ?

J’écoute beaucoup de choses différentes. Y’a pas un son qui me motive plus que l’autre. Par contre ce que j’aime dans la musique c’est quand le son est chill mais que ça te fais bouger la tête en même temps. Par exemple mon groupe préféré c’est A Tribe Called Quest. Je n’aime pas trop ce qui est trop brut, l’énergie pour l’énergie. Je préfère ce qui te met dans une atmosphère, dans un mood particulier. La puissance de la musique c’est de faire ressortir des émotions. Je suis assez sensible aux sons Lo Fi en général. Puis j’aime avant tout les basses dans la musique!

8 – Le son que tu mets avec tes potes pour turn up ?

Ca!!!! c’est crapuleux mon gars!!

9 – Ta dernière découverte musicale?

Ces derniers temps j’écoute beaucoup les rappeurs Duckwrth et Kota the friend. Comme beatmakers j’écoute pas mal Dibia$e et Ras G. J’aime beaucoup le groupe Duñe également. Puis je suis assez fan de Tyler The Creator…et y’a Circles le dernier album de Mac Miller qui est sorti..un album posthume..il est incroyable.

10 – Et enfin les 10 sons qui ne quittent jamais ta playlist ?

Merci à Daddy Cookiz d’avoir pris le temps de nous répondre.
Vous pouvez le retrouver sur scène à Liège le 12 mars au Reflektor, on vous met le lien juste ici : https://www.facebook.com/events/2603761023176485/

Vous pouvez également retrouver la playlist sur notre chaine youtube !

Photo en tête : J.S Leger

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Thomas Restout

Thomas Restout

Photographe passionné depuis son plus jeune âge, Thomas écume la nuit parisienne depuis plusieurs années, armé de son appareil. Touche à tout et perfectionniste, il porte le projet depuis sa fondation en 2017.