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#LeBruitDuJour : Jay Kay Blow - The Formula

Aujourd’hui, focus sur un personnage haut en couleurs : Jay Kay Blow, mercenaire venu des tréfonds de la galaxie pour apporter la paix sur terre à coup de pur hip-hop et de house enivrante, dans un style aussi chill qu’énergique : on a adoré le délire, et on vous propose d’écouter ça de suite :

Derrière ce voyageur des étoiles se cache Jibrin, jeune producteur talentueux de la région parisienne, qui travaille son concept et sa musique depuis plusieurs années. De ses influences à ses projets, en passant par le Blowmotion, univers impitoyablement groovy : Voici votre interview.

Photo : Pierre Lemaire

Comment est-ce que tu as commencé la musique ?

Très jeune, au collège. J’aimais bien reproduire ce que j’écoutais, je rappais en français au début, puis j’ai rencontré Poppa G, un MC. Le jour de ma rencontre avec lui, je l’ai accompagné en studio. À partir de ce moment, je me suis mis au défi de rapper en anglais. Je suis un enfant du rap, je suis rentré dans la musique par là.

Pourquoi avoir choisi l’anglais à ce moment là ?

L’anglais sonne vraiment mieux dans mon oreille. Beaucoup de sonorités qui m’inspirent viennent des USA. J’ai une facilité avec cette langue, et j’ai toujours été accro aux lyrics et au flow des grands MC américains : Lil Wayne, Pharell, Jay Z, Bow Wow, Ludacris : toute cette putain de vibe, mon enfance…

Et la house dans tout ça, c’est arrivé comment ?

C’est un vrai point d’interrogation. Quand j’étais jeune, c’était l’âge d’or de la French Touch, et ça m’a forcément imprégné l’esprit. J’ai flashé sur une artiste un jour, Azealia Banks, que j’avais découvert sur O-Five. Elle produit un mélange de hip-hop et d’électro incroyable. Il y a aussi Cocolores, un duo de producteur allemand assez talentueux. Je me suis mis à chanter sur ces sonorités house et électro, et j’ai trouvé un confort dans ce style assez rapidement.

Un pur kiffe.

Comment as-tu commencé à produire ?

J’ai d’abord recherché des producteurs de house qui me plaisaient, mais après plusieurs projets sans utiliser mes propres prods, je me suis mis au clavier fin 2015. J’ai commencé à travailler sur Logic Pro et ça a vraiment changé ma façon de rapper.

Photo : Pierre Lemaire

C’est quoi ton style en quelques mots ?

La colonne vertébrale est composée de house, de sonorités jazzy et de hip hop. Quand je chante, parfois, j’ai aussi des influences soul. Ce style, c’est le Blowmotion, c’est un univers de son et d’images.

Et d’images aussi ?

Oui. Côté vidéo, c’est pareil que pour la musique, j’ai décidé de faire mes clips moi-même, assez vite, et toujours dans cet univers. On produit avec mes potes, on essaye d’être le plus professionnel possible dans ce qu’on fait, et surtout de se faire plaisir !

Et du coup, c’est qui Jay Kay Blow ?

C’est un mercenaire intergalactique, au service d’une confrérie dont le but est de faire parvenir un message de paix et d’amour. Sa mission est d’éveiller les consciences. Dans mon travail, il y a une vraie séparation entre le producteur, Jibrin, et le personnage Jay Kay Blow.

C’est un réel travail esthétique ?

Évidemment. Beaucoup d’inspirations qui viennent des mangas d’ailleurs. Les lunettes, c’est Harima Kenji, de School Rumble. Le chapeau marin, c’est Jotaro, de Jojo’s Bizarre Adventures. Et les gants : Ed, de Full metal’ !

D’où te vient cette fascination pour le Japon ?

J’ai toujours été fan d’animé, de manga, de tout ce qui touche à ce pays. En 2012, j’y suis allé, et je suis littéralement tombé amoureux de cette culture.

Photo : Pierre Lemaire

As-tu des projets sur le feu ?

J’ai envie d’introduire progressivement les gens à ma musique et mon monde. Il y a un EP qui va pas tarder à arriver, et qui familiarisera, j’espère, avec le Blowmotion.

Un son du moment ?

Un album : Takeoff, The Last Rocket

Photos : Pierre Lemaire

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Rayane Malki

Rayane Malki

Éternel curieux, les études littéraires de Rayane l’ont poussé à développer sa plume et à élargir sa culture. Il co-fonde le projet avec Thomas, et gère le site et son design en plus de la rédaction des articles.