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On a tenté le micro love...

Le Micro Love festival, c’était le week end dernier, et notre cobaye, c’était Emma accompagnée de ses Kodak. On vous raconte son week-end mouvementé avec notre cher photographe corse Marien !

15h00, l’organisation se fait petit à petit. Navette réservée pour minuit à Porte de La Chapelle. Mission pour trouver une tente et un sac de couchage réussie (Merci Soso !), tout semble s’annoncer à la perfection.

18h00, un petit mail venant des organisateurs nous prévient que les navettes sont annulées suite aux départs en vacances. Plan de secours ? Un TER à Gare du Nord à 21h31 (toujours très précis à la SNCF…). Changement de plans et organisation de dernière minute oblige.

21h30, on prend le TER direction Laon pour descendre à Soissons. Impression de départ en vacances, ambiance plutôt cool, rencontres entre festivaliers : certains viennent de Bordeaux, d’autres d’Angers. Le week end s’annonce bien, on en oublie presque le problème non résolu de savoir comment nous pouvions nous rendre sur place, le festival se trouvant à 15km de la gare de Soissons.

23h30, arrivés en gare de Soissons, on rejoint le groupe de festivaliers qui attendent une navette depuis un petit moment déjà… On a aucune envie de rester planté 1h30 à la gare en attendant alors on décide d’arrêter quelques voitures pour espérer qu’une âme charitable puisse nous déposer. Un gentil monsieur ayant sans doute eu pitié de nous décide de nous déposer (Big up !). La soirée / le week-end peut enfin commencer.

Arrivés là-bas, on peine à trouver le camping bénévoles / partenaires. Aucun membre du staff ne nous donne le bon chemin, on se perd dans la forêt, on effectue un nombre incalculable d’allers-retours, chargés comme jamais avec la tente et nos affaires…. Ce n’est qu’au bout de 35 minutes qu’on nous indique le bon chemin et qu’on peut enfin installer notre superbe tente.

Tente installée, affaires déposées, c’est le moment tant attendu d’aller découvrir le spot énorme qui nous attend et les différentes scènes. On fait le tour, une seule scène existante… Mais où sont les autres ?

Le lieu est très grand, tout est bien aménagé pour chiller, point fort sur ce coté. C’était très apaisant et très déconnectant.

On se dirige vers la Main Stage, l’ambiance est très sympa et Sölar Soundsystem nous offre un live intersidéral à l’aide de leurs machines sur 3 mètres de long, mais il y a un problème d’organisation qui règne sur l’ensemble de la soirée. On ressent une organisation stressée et toujours le reste des scènes manquantes… On se dit que ça sera mieux demain, que les gens vont arriver, car, oui, le public n’est pas aussi nombreux qu’on aurait pu l’imaginer.

Après avoir profité du son, la faim arrive, on décide alors d’aller voir le food truck présent et on se prend un burger bien fat ! Point positif la encore, on ne reste pas sur notre faim.

Après quelques heures à chiller, on essaye d’aller dormir dans la tente. Il fait une chaleur monstre, et le bruit du groupe électrogène et du son au loin n’aide pas vraiment à trouver sommeil…

Le jour se lève, on décide d’aller à la scène Afterstage qui a ouvert pendant notre repos. On prend un café et c’est parti.

L’ambiance nous donne l’impression d’être en free, le son est plutôt cool, on retrouve quelques personnes motivées qui n’ont pas ou peu dormi, et tous espèrent que la journée se déroulera au top comme indiqué sur l’événement.

Mais la journée passe et la présence du public se fait moindre, des festivaliers partent, d’autres arrivent… L’afterstage ferme finalement en fin de matinée et les gens remontent sur la Main stage assez déçus… On décide d’aller voir quelques potes mais l’ambiance de la veille n’est pas au rendez-vous. Repos impossible, 35 degrés dans la tente.
On s’installe alors sur un coin chill avec des canapés. À côté de nous, un cours de massage. Les quelques festivaliers présents semblent concentrés et ravis par l’idée. Un autre coin chill propose des œuvres plutôt sympas comme des peintures plutôt agréables à regarder. Au bout de quelques heures, l’envie de rentrer, la fatigue et l’ennui se font ressentir… On décide donc de ranger nos affaires et de partir. Des rumeurs tournent : le festival va se terminer prématurément et une grosse déception se ressent sur le spot.

On se renseigne pour une navette pour rejoindre la gare, mais l’équipe semble débordée. On nous indique une première voiture : échec, elle ne va pas en direction de la gare. On attend, encore et encore sous la chaleur. Toujours pas de voiture… On décide donc de sortir du spot et de prendre un taxi qui passe par hasard dans ce petit coin perdu de Vierzy. On négocie le trajet, le week-end nous ayant quand même coûté un peu plus que prévu.

Arrivés en gare de Soissons, on rencontre d’autres personnes présentes au Micro Love, dont des artistes. Tous, ont la même déception. Les commentaires négatifs accroissent de plus en plus sur les différents groupes et l’événement facebook. 1h00 d’attente pour le train en direction de Gare du Nord. On se pose dans le bar en face, on discute du festival, de l’organisation….

On félicite tout de même les membres du staff qui ont dû gérer l’ensemble du festival à cause d’un organisateur au professionnalisme inexistant (Celui dont on ne prononcera plus le nom). Nous vous invitons à lire cet article qui nous explique le pourquoi du comment sur le déroulement sur festival, mais aussi ce témoignage des membres du staff.

Pour conclure, cela reste donc une énorme déception pour cette première et dernière du Micro Love Festival. Un événement qui s’avérait être prometteur suite à un énorme travail de communication plutôt réussi mais qui n’avait rien à voir avec notre attente. La responsabilité d’une organisation ne s’apprend pas sur le tas, bien au contraire, ce n’est pas inné.

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