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Solar Storm : Un voyage dans l'espace signé ottoman.grüw

ottoman.grüw, duo électronique vivant entre Paris et Montréal, nous fait découvrir grâce à une techno envoûtante et déstructurée leur tout nouvel EP, que vous n’avez pas fini d’écouter.

1. Salut ottoman.grüw ! Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

On se connaît depuis plus de 8 ans. On s’est rencontré à l’école et on est vite devenu amis, notamment car on écoutait la même musique (Phoenix, Metronomy, Chemical Brothers, les artistes du label Ed Banger…). Ensuite on a commencé à sortir en club ensemble, et on a découvert la Techno.

Il y avait quelque chose de mystique dans ce contexte, pas uniquement festif mais aussi rituel, cérémoniel.

Un de nous deux avait des connaissances plus instrumentales en musique et avait très brièvement été dans un groupe, l’autre avait récupéré des platines et mixait à des petits événements. De fil en aiguille on a acheté notre premier synthé d’occasion et on a commencé notre projet ottoman.grüw.

Ça fait maintenant plus de 2 ans et on est arrivé à un moment décisif car on ne vit plus dans la même ville (Paris-Montréal), mais la direction artistique qu’on a prise reste la même derrière nos synthétiseurs, sur scène comme en studio, donc au final ça nous permet surtout de présenter notre musique à deux fois plus de public.

2. Un de vous deux est donc un français vivant à Montréal, comment est le monde de la Techno là-bas ? 

C’est une approche différente. Tout comme la ville, la scène est assez politisée, et plutôt communautaire, on retrouve souvent les mêmes visages et en règle générale les gens se connaissent et se respectent.

Il y a encore pas mal de contraintes légales (la plupart des clubs ferment à 3h) mais ça bouge de plus en plus. La scène Techno de Montréal est solide, et il y a un certain nombre de collectifs et d’organisations qui savent ce qu’ils font et où ils vont, en proposant des événements de qualité avec de super artistes, locaux comme internationaux.

3. Votre nouvel EP sortira le 25 novembre sur le label berlinois Gobsmacked records, comment a-t-il été composé ? 

A tout début on a enregistré une voix grave et caverneuse dans une pédale de reverse, ce qui lui donnait un aspect vraiment inhumain : on aurait dit un son synthétisé vraiment particulier. On s’est dit à ce moment-là qu’on touchait quelque chose d’intéressant. 

On a alors improvisé quelques séquences sur nos machines pour créer une structure, puis on a enregistré le tout en superposant plusieurs pistes pour obtenir des effets de texture. 

La voix est le fil narratif de tout l’EP, nous on l’associe à un sentiment d’angoisse et de peur vis-à-vis de changements futurs profonds.

4. Comment caractériseriez-vous votre musique ?

Aujourd’hui notre projet est autour de la performance live sur machines, au carrefour entre Techno, Electronica et Rave ; avec des influences punk tant dans l’utilisation de la voix que dans l’énergie que l’on veut dégager.

Lors d’une représentation on veut créer une atmosphère à la fois mystique et déchaînée, qui se rapprocherait plus d’un concert que d’un DJ set. On a une démarche créative expérimentale, généralement on ne sait pas où l’on veut aller avant de se mettre au travail, on tente d’explorer les différentes variables du son dans un contexte musical précis qui est celui de la Techno.

5. Quelles sont vos inspirations ? Que ce soit en termes de musique, de films, images… 

L’espace est notre principale inspiration. 

D’un côté il y la science-fiction qui recouvre une certaine beauté mystique et incertaine, voir dystopique, comme dans Blade Runner (la version de Ridley Scott) où l’esthétique est vraiment inspirante. 

D’un autre côté l’astronomie a une dimension cartésienne et rationnelle, que l’on pourrait associer à la Techno comme genre de musique structuré et répétitif pouvant nécessiter une certaine “méthode”.

Les cartes du ciel et des planètes ainsi que les photos prises par des satellites sont d’une grande inspiration : l’univers spatial et son inconnu nous donnent une grande liberté au niveau de l’identité visuelle et sonore de notre projet. Déjà pour un live sur machines c’est adapté : on a l’impression d’être aux commandes d’une navette spatiale, ensuite c’est vrai que les sons électroniques semblent venir d’un lieu inconnu et lointain.

Nos inspirations musicales sont quand même assez larges, de la partie moins conventionnelle de la scène Techno actuelle à des variantes électroniques plus expérimentales, du punk au rock psyché, de l’art sonore aux compositions électroacoustiques… on doit pouvoir se perdre un peu grâce à l’écoute.

7. Pour finir, votre track du moment?

Invocation and Ritual Dance of the Young Pumpkin” de Frank Zappa

Here Comes The Storm” de Radical-G et The Horrorist

vous pouvez retrouver l’intégralité de l’EP dans le lien ci dessous : https://fanlink.to/solarstormep



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