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Tétraèdre Records

Il y a quelques semaine, Tétraèdre nous faisait parvenir une Various Artist. Curieux, nous l’avons écouté et nous sommes immédiatement tombés sous le charme. Nous avons donc voulu en savoir plus sur les membres de ce label.

Pourquoi avoir choisi le symbole du prisme ?

R: En cherchant un nom de label on s’est mis d’accord sur le mot Tétraèdre, qui pour le coup est assez original et visible. On est donc parti sur ce terme, en mode figure géométrique à quatre faces, avec une face qui représenterait une facette de la techno qu’on aimerait voir figurer sur les releases du label.

T: Pour la petite histoire, on cherchait un nom qui claque et on a commencé à lâcher des mots qu’on entends jamais aha , je sais plus lequel de nous deux à lâcher le mot Tétraèdre, mais on a tous les deux été d’accord sur ce nom la, même si il est un peu compliqué à dire.

Comment s’est passé la rencontre entre vous ? Combien être vous dans l’équipe ?

R: On s’est connu en Octobre 2016 au sein de la branche électro de l’asso de musique de notre école. Ca a direct bien matché entre nous à la création du crew et on a continué à partager notre passion pour le son ensemble. On est deux au sein de la team.

T: Avant de se rencontrer on diggait déjà pas mal chacun de notre côté. On a commencé à se partager nos découvertes, donc Tétraèdre est un peu la suite logique des choses comme on a globalement les mêmes goûts musicaux. On souhaite au travers du label faire découvrir aux gens les artistes qui nous plaisent. Ça implique que ce ne soit  pas forcément toujours des artistes très connus mais qui à nos yeux méritent que leurs musique le soit un peu plus.

Est-ce que c’est important pour vous de travailler avec des artistes étrangers ?

R: Yes tout à fait ! C’est important de bosser avec des artistes internationaux car ils ont beaucoup à apporter aux labels français. En fonction du pays, de leur culture ils peuvent apporter une certaine fibre et une manière différente de concevoir les sons, les arranger. C’est cool aussi de pouvoir interagir avec des producteurs qu’on aurait pas l’occasion de croiser en soirée et de leur permettre d’avoir une visibilité sur des scènes étrangères à leur pays.

T: Complètement d’accord.

Quelle est votre vision de la scène techno aujourd’hui ?

R: Ca bouge pas mal c’est sûr que c’est pas toujours évident à suivre. Chaque label a sa propre image et son identité bien précise, ça permet aux artistes d’avoir de plus en plus de possibilités pour sortir leur track et ca permet aussi d’affiner les lignes artistiques des labels. Certains se spécialisent et excellent même dans un style particulier. Au niveau des soirées y a les mastodontes de l’événementiel qui font leur chemin et il y a de nombreux petits collectifs qui mériteraient d’avoir plus de lumière sur eux parce qu’ils prennent des risques et proposent de beaux concepts et en se mouillant au niveau line-up. C’est l’avantage de la scène techno qui est vraiment prolifique car ça permet de découvrir de nouveaux noms, c’est d’autant plus agréable que d’avoir cinquante fois les mêmes noms sur des soirées à quelques semaines d’intervalle.

T: Je suis d’accord avec Romain, sur les gros festoches on retrouve souvent les mêmes noms. Je trouve ça dommage que ce soit les orgas avec le plus de budget qui prennent le moins de risques. Dans la logique des choses c’est leur job de faire découvrir de petits artistes en les amenant sur le devant de la scène, mais bon “business is business”. D’un autre côté j’estime que les événements organisés par les petits collectifs, avec moins de budget sont ceux qui permettent de garder l’esprit de fête underground de la techno. 


Comment vous démarquer vous ?

R: On essaie d’apporter de nouveaux noms sur le devant de la scène et d’aller dénicher les pépites qui produisent de superbes tracks et qui mériteraient d’être mis davantage en avant. Donc on essaie de jouer sur le côté nouveauté mais aussi de bosser avec des artistes qui ont su faire leurs preuves, de manière à allier les deux. Enfin on s’applique au max sur notre communication et sur l’identité visuelle du label, car c’est une des parties les plus importantes après le choix des sons.

T: Personnellement, je vois le label comme une interface qui nous permet de partager nos goûts musicaux et les artistes qu’on aime bien. Comme on fait ça purement pour le plaisir de la musique, j’estime qu’il n’existe pas trop de concurrence entre nous et d’autres labels même si on a des identités musicales qui se rapprochent fortement. En fait je vois plus ça comme si chacun apportait sa touche personnelle au développement de la scène techno actuelle.

Quelles sont vos inspirations ?

R: Pour la partie visuelle l’inspiration vient de tout ce qui est actualité et on s’oriente vraiment vers les tracks que nous envoie les artistes. On bosse sur le visu en fonction du descriptif et infos qu’ils peuvent nous fournir à propos de leurs oeuvres. Après niveau signatures sur le label ça marche au ressenti sur le track, on écoute chaque morceau qu’on reçoit et on en discute ensemble, avant de faire un retour à l’artiste. C’est sûr qu’on aime quand ça cogne bien et que la sonorité est originale, peu commune !

T: Oui, pour la partie visuelle et support de com’ on essaye de bosser un max avec les artistes pour connaître le message qu’ils veulent faire passer avec leurs tracks. Après pour la partie musicale on attache vraiment une importance aux retours qu’on fait aux artistes même si la track ne nous plait pas, tout le monde y gagne au final.


Quels sont vos projets pour la suite ?

R: Il y a pas mal de singles à paraître prochainement, la 2ème V.A arrive pour mi-avril et un énorme projet va suivre pour la fin Avril. Ce sera notamment une semaine intense qui va s’intituler #LaSemaineDeTarba. On bosse dessus a fond!

T: Ah oui on a de beaux projets qui vont arriver avec pas mal d’artistes étrangers, certains connus, d’autres beaucoup moins, ça nous permet aussi de faire un contrast dans nos sorties.

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Thomas Restout

Thomas Restout

Photographe passionné depuis son plus jeune âge, Thomas écume la nuit parisienne depuis plusieurs années, armé de son appareil. Touche à tout et perfectionniste, il porte le projet depuis sa fondation en 2017.